
Introduction — en bref : le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) — voie rapide de résidence permanente pour diplômés du Québec et travailleurs temporaires — a été officiellement fermé le 19 novembre 2025. Le Québec a recentré sa sélection économique sur le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) et réduit ses cibles d’immigration pour 2026–2029. Ces changements redessinent les trajectoires de nombreuses personnes déjà sur place. quebec.ca+1
1) Rappel des faits essentiels (ce qui compte pour toi)
- Le PEQ a pris fin le 19 novembre 2025 ; les flux « diplômés » et « travailleurs temporaires » ne reçoivent plus de nouvelles demandes. quebec.ca
- Les demandes déjà soumises dans le cadre du PEQ seront tout de même traitées par le MIFI (elles ne sont pas automatiquement annulées). Langlois Avocats+1
- Le PSTQ (Skilled Worker Selection Program) est maintenant la voie principale pour la sélection permanente des travailleurs qualifiés — via la plateforme Arrima — avec des critères (points, français, expérience, etc.) plus sélectifs. Littler Mendelson P.C.+1
⭐ Quelles solutions réalistes pour ceux qui se retrouvent dans l’impasse après la fin du PEQ ?

La fin du PEQ a laissé beaucoup de personnes dans une situation difficile : projets bloqués, statut précaire, absence de voie rapide vers la résidence permanente. Pourtant, même si le chemin devient plus complexe, plusieurs issues restent réellement possibles. Voici les solutions les plus plausibles et les plus réalistes aujourd’hui pour sortir de l’impasse.
1. Miser sur le PSTQ en renforçant son profil
Même si le PSTQ paraît exigeant, il reste aujourd’hui la voie principale. Un profil initialement « faible » peut devenir compétitif en travaillant deux éléments essentiels :
- Le français : améliorer son niveau ou passer une certification augmente fortement le score.
- L’expérience locale : stabiliser un emploi, obtenir un poste plus qualifié (CNP 0, A, B) ou accumuler quelques mois supplémentaires d’expérience.
Avec ces ajustements, beaucoup de candidats finissent par recevoir une invitation via Arrima.
2. Se repositionner vers un emploi en demande
Certains secteurs recrutent massivement et sont régulièrement ciblés par les invitations du gouvernement. Obtenir un emploi temporaire dans un secteur prioritaire (santé, petite enfance, TI, manufacturier, construction, transport) peut changer complètement la situation.
Même un emploi de transition peut booster le profil et rouvrir des portes.
3. Prolonger intelligemment son statut temporaire
Pour éviter la perte de statut, il est possible de :
- changer d’employeur et demander un nouveau permis de travail,
- obtenir un permis ouvert (selon l’admissibilité),
- ou reprendre des études stratégiques pour prolonger le séjour tout en améliorant son profil.
Cela permet de gagner du temps, de se stabiliser et de préparer un dossier plus solide.
4. Explorer des solutions hors Québec (plan B très efficace)
Lorsque toutes les options québécoises semblent fermées, les programmes fédéraux ou les programmes provinciaux d’autres provinces deviennent une alternative puissante.
Les provinces comme l’Ontario, l’Alberta ou la Colombie-Britannique offrent des voies rapides vers la résidence permanente.
Une fois la RP obtenue ailleurs, il est ensuite possible de s’installer librement au Québec, comme tout résident permanent canadien.
5. Retour temporaire + nouvelle stratégie
Dans certains cas extrêmes, quitter le Canada temporairement pour redemander un permis d’études ou de travail depuis l’extérieur peut remettre le dossier sur de bons rails. Cela permet d’éviter les refus en série et de recommencer avec une meilleure stratégie.
En résumé
Même si la fermeture du PEQ complique la vie de nombreux travailleurs et étudiants, il existe toujours des solutions viables. Qu’il s’agisse de renforcer son profil, de se tourner vers un emploi stratégique, de prolonger son statut ou de viser une autre province, aucune situation n’est réellement sans issue. Avec une stratégie adaptée et un peu de flexibilité, beaucoup réussissent finalement à contourner l’impasse et à poursuivre leur projet d’immigration.
2) Les issues possibles — scénarios réalistes pour celles et ceux déjà au Québec
Scénario A — Traitement normal du dossier PEQ déjà soumis (issue « favorable »)
Si tu as déjà déposé ta demande PEQ avant la date de fermeture, ton dossier continue d’être examiné : approbation, refus ou demande de documents complémentaires restent possibles. Reste vigilant aux communications du MIFI et aux délais. Langlois Avocats
Conséquence pratique : persévérer — fournir rapidement tout document demandé ; ne pas changer de stratégie sans raison.
Scénario B — Transition vers le PSTQ (issue « adaptative »)
Pour qui n’a pas déposé avant la fermeture (ou qui veut une autre voie) : il faudra viser le PSTQ. Cela implique souvent de :
- amasser de l’expérience professionnelle pertinente ;
- améliorer son français (devenu encore plus décisif) ;
- déclarer son intérêt via Arrima et attendre une invitation. Littler Mendelson P.C.+1
Conséquence pratique : plus de compétition et plus d’exigences — mais c’est une voie réelle, donc travailler le profil (langue, emploi, diplômes).
Scénario C — Stagnation / maintien en statut temporaire (issue « risquée »)
Certains profils — peu d’expérience québécoise, faible français, secteur non prioritaire — risquent de stagner en statut temporaire ou de devoir renoncer à la PR. Cela peut créer :
- stress administratif,
- besoin de renouveler permis,
- risque d’avoir à quitter le Québec si aucune autre option n’est accessible. Exeo
Conséquence pratique : préparer un plan-B (prolongation de permis si possible, recherche d’employeur, migration vers une autre province ou retour temporaire).
Scénario D — Migration vers d’autres options (fédéral / autres provinces / privé) (issue « diversifiée »)
Beaucoup envisagent désormais d’autres voies : programmes fédéraux (Entrée express, candidats des provinces), ou programmes nominaux provinciaux (PNP) ailleurs au Canada. Certains changent aussi d’objectif (retourner dans le pays d’origine, ou poursuivre études plus longues pour renforcer le dossier). canada.ca+1
Conséquence pratique : ouvrir son horizon : candidatures hors-Québec peuvent parfois être plus rapides/viables selon le profil.
Scénario E — Adaptation proactive (issue « gagnante possible »)
Ceux qui s’adaptent (améliorent le français, se reconvertissent vers des secteurs en demande, nouent un contrat de travail solide) augmentent significativement leurs chances via PSTQ ou d’autres programmes. La clé : flexibilité et investissement dans le capital humain (langue + expérience). Newland Chase
3) Impacts humains concrets (au-delà de l’administration)
- Stress & incertitude : perte d’une voie rapide crée anxiété chez étudiants et travailleurs. Immigrant Québec
- Décisions familiales : certains couples/familles retardent projets (achat, scolarité), d’autres envisagent de partir.
- Effet sur l’attraction étudiante : la fermeture du PEQ peut rendre le Québec moins attractif pour certains étudiants internationaux. ulaval.ca
4) Checklist concrète — que faire maintenant si tu es concerné(e)
- Vérifier le statut de toute demande PEQ déposée (numéro de dossier, date d’envoi). Si dossier ouvert : garder documents prêts. Langlois Avocats
- Améliorer ton français (certification, cours intensifs, pratique quotidienne). Le français est désormais un facteur majeur. Littler Mendelson P.C.
- Accumuler de l’expérience locale : contrats, preuves d’emploi, lettres de recommandation.
- Créer / mettre à jour un profil Arrima (si tu veux postuler au PSTQ) et surveiller les invitations. Newland Chase
- Considérer d’autres options : Entrée express, PNP d’autres provinces, études supplémentaires, etc. canada.ca
- Consulter un conseiller juridique / consultant en immigration si la situation est complexe ou urgente — surtout en cas de refus ou de statuts proches de l’expiration.
Conclusion
La fin du PEQ change la donne, mais ce n’est pas la fin des possibilités. Pour celles et ceux déjà au Québec, le meilleur levier aujourd’hui est la préparation proactive : consolider le français, l’expérience professionnelle, et ouvrir des voies alternatives (PSTQ, autres provinces, options fédérales).
« La fermeture du PEQ change profondément les perspectives pour les étudiants et travailleurs au Québec, laissant beaucoup dans l’incertitude quant à leur avenir. Si vous souhaitez comprendre en détail quelles options restent pour obtenir la résidence permanente, comment préparer votre profil et quelles stratégies adopter pour ne pas vous retrouver bloqué, découvrez notre article suivant : Urgent : le Québec ferme le PEQ — quelles options restent pour obtenir la résidence permanente ?. Il vous guide pas à pas pour transformer cette situation difficile en opportunité concrète. »

